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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 22:04

Mon dernier polar "Les bavardes" connaît un réel succès. Les retours des lecteurs sont flatteurs et quelques-uns disent que c'est mon meilleur polar. J'y mets en scène pour la deuxième fois après "Portrait-robot" mon personnage récurrent, le commandant Tragos qui apparaîtra de nouveau dans l'opus que je suis en train d'écrire. https://www.facebook.com/Les-bavardes-317965955226988/

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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 08:42

Un beau matin, on retrouve l’inspecteur d’académie de la Drôme assassiné dans son bureau de deux balles de révolver. La petite préfecture est plongée dans l’émoi et le commissaire La Rennie démarre son enquête. Dans une écriture parfaitement maîtrisée, maniant l’humour avec maestria y compris dans les références littéraires, les deux compères auteurs de cette nouvelle nous entraînent dans un ballet policier virevoltant, amusant et surtout passionnant dans le milieu des hautes sphères de l’éducation nationale. Plus vrai que nature ! Suivent d’autres nouvelles du même acabit dans lesquels  nos deux auteurs s’en donnent à cœur joie. Ils réalisent ainsi une trilogie forte au total de neuf nouvelles dans lesquelles chacun puisera un réel plaisir. A découvrir.

Les enquêtes du commissaire La Rennie, éditions L’Harmattan, 18 € le volume de 3 nouvelles.

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 16:56

J’avais déjà chroniqué Fabrice Paulus car j’avais beaucoup aimé « L’énigme du Père-Lachaise ». Avec « La ferme isolée », je retrouve le commissaire Paulus, surnommé « Le sanglier » en raison de ses origines ardennaises et qui a de faux airs de Maigret. Comme son illustre modèle, Paulus prends son temps, baguenaude avec curiosité et bonhomie au gré d’une enquête qu’il dirige avec placidité au grand dam de son adjoint l’inspecteur Bouchon. On plonge au cœur de la campagne ardennaise, dans de petits villages où tout le monde se connaît et où des granges ont brûlé causant la mort d’un enfant. On retrouve dans ce polar truffé de références artistiques et philosophiques quelque chose de l’atmosphère de Simenon. L’écriture est simple et efficace. Le suspense est là et le dénouement est inattendu. Même si Fabrice Paulus est comme moi Ardennais, il ne faut voir aucune collusion dans cette chronique qui procède de la sincérité la plus absolue et du coup de cœur. Je me suis senti bien dans cette lecture et suis allé à son terme avec un égal plaisir. C’est une belle réussite qui prouve qu’un auteur peu connu publiant dans une petite maison d’édition régionale peut produire un polar de grande qualité.

La ferme isolée, de Fabrice Paulus, Editions Noires terres, 2014, 184 pages, 16 €.

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 20:12

Jacques Saussey récidive. Après Le loup peint qui a figuré dans la sélection du prix Cognac, il nous livre à nouveau un de ces « page turner » qui vous tiennent en haleine jusqu’à la dernière ligne.  On y retrouve des personnages chers à l’auteur et qui ont déjà animé « La pieuvre » que j’avais chroniquée sur ce blog : Daniel Magne exilé dans un commissariat du Pays basque et Lisa Heslin, sa compagne, qui vient à son secours car le capitaine Magne a été blessé et enlevé par un dangereux psychopathe. Au fil d’une écriture toujours aussi soignée et avec une science consommée du suspense, Jacques Saussey entraîne le lecteur dans un tourbillon d’action. Une nouvelle réussite que je vous invite à découvrir.

Ne prononcez jamais leurs noms, de Jacques Saussey, Toucan noir, 487 pages, 19 € 90.

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 15:15

Xavier-Marie Bonnot  possède une plume magique et il n’est pas étonnant que le jury du prix Cognac l’ait couronné pour son admirable polar « La dame de pierre ». Avec « La vallée des ombres », il récidive tout aussi brillamment, en nous livrant une histoire sombre et même noire mais avant tout humaine et poignante. Après avoir tenté de se reconstruire une nouvelle vie au prix de sacrifices douloureux, vingt ans après le meurtre de son frère cadet, René, ce fils mal aimé, retrouve son village natal et son père en fin de vie. Se profile alors l’heure des comptes et de la vengeance. Au fil de ses retrouvailles avec son passé et les ombres qui l’habitent, il recompose ses souvenirs pour tenter d’éclairer ses choix à venir. Dans une langue toujours aussi bien maîtrisée et élégante, Xavier-Marie Bonnot nous entraîne dans le sillage d’un homme parvenu à l’instant de choix cruciaux dans son existence. Il découvre qu’on ne peut renouer des fils qui ont été tranchés depuis trop longtemps. Son univers ne l'a pas attendu et a changé. Et, en arrière-plan, il y a ce paysage de montagne, cette vallée encaissée de la Romanche marquée par le déclin de la métallurgie et la mentalité de ses habitants que Xavier-Marie Bonnot sait restituer avec talent et avec vérité. J’ai retrouvé dans ce récit des échos de mon propre passé d’autant plus que je l’ai lu quelques jours avant de retourner dans ma vallée natale, elle aussi industrielle et ravagée par la crise et où j’ai vu mon père partir comme René a vu le sien. La problématique des rapports douloureux entre un fils et son père est magnifiquement traitée. On entre dans l’histoire de René, on se sent emporté et on n’a plus envie d’en sortir. Pour toutes ces raisons, j’ai beaucoup aimé ce roman qui confirme l’immense talent de cet auteur que je vous invite à découvrir de toute urgence dès la parution officielle de ce roman le 3 novembre.

La vallée des ombres, de Xavier-Marie Bonnot, éditions Belfond, novembre 2016, 302 pages, 18 €.

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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 06:37

Ni le titre, ni la couverture ne donnent à penser qu’il s’agit d’un polar. J’avais donc quelques inquiétudes avant d’entrer dans ce livre qui m’a été adressé par l’auteur. Et pourtant ! Il s’agit bien d’un polar. Une jeune femme se rend dans la région du Havre en compagnie d’un détective privé afin d’enquêter sur la mort suspecte de son père officiellement suicidé. Sur place, elle va trouver l’aide d’une jeune journaliste locale mais elle va également se heurter à l’omerta de ceux qui ont bien connu son père et sur lesquels semble peser une sourde menace. Louise va devoir affronter de redoutables adversaires qui ne l’épargneront pas. Un style très particulier fait d’une alternance de phrases verbales et nominatives donne à l’écriture d’Yvan Michotte une nervosité qui sert cette enquête trépidante dans l’univers portuaire sombre voire glauque de l’estuaire de la Seine. On s’attache aux personnages bien campés qui évoluent au fil d’une intrigue prenante. Un suspense bien entretenu. J’ai pris plaisir à lire ce polar que je vous encourage à découvrir.

Louise des ombres, de Yvan Michotte, Editions du Cargo imaginaire, septembre 2016, 19 €.

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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 21:03

"Les bavardes" ont les honneurs du site "Le choix des libraires". La série des salons et dédicaces vient de commencer et va durer jusqu'à la fin de l'année 2016 et, déjà, le calendrier  de 2017 se dessine.  http://www.lechoixdeslibraires.com/livre-167553-les-bavardes-meurtres-sur-la-cote-d-azur.htm

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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 15:31
Les bavardes : un polar maximois...

Avec le sous-titre "Meurtres sur la Côte d'Azur", Les bavardes est un polar méditerranéen dont l'intrigue a essentiellement pour cadre Sainte-Maxime. On y retrouve le policier de "Portrait-robot", Tragos, promu du grade de capitaine à celui de commandant. En venant passer quelques jours de vacances à Sainte-Maxime, le commandant Tragos pensait pouvoir se reposer et oublier les dossiers en cours. Mais le sort en a décidé autrement avec la découverte d'un cadavre mutilé repêché dans les eaux du port de la petite station balnéaire. Les affaires rattrapent le commandant Tragos qui va devoir reprendre du service et plonger dans le passé.

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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 15:02
Coup de coeur : Auprès de l'assassin, de Louis Sanders...

~~Mark, Jenny et leur fils Jimmy, une famille anglaise, débarquent dans le Périgord profond pour s’installer dans une vieille maison qu’ils envisagent de transformer en gîte rural. C’est un projet idyllique qui les transporte de bonheur et d’espoir d’une nouvelle vie dans ce pays auquel ils veulent absolument s’intégrer. C’est sans compter sur un environnement apparemment peu enclin à leur réserver un accueil chaleureux et tout particulièrement leurs voisins, les Martin. Les soucis vont commencer avec l’acquisition d’un chien, puis d’un poney. Et tout va s’enchaîner pour faire de leur vie un enfer. Voilà une histoire entre thriller et roman noir qui reprend les éléments d’un thème déjà exploité ( Cf. ma récente chronique à propos de « Dernier désir » de Olivier Bordaçarre ) mais selon une variante originale. L’auteur sait de quoi il parle puisqu’il est lui-même Anglais et vit dans le Périgord. C’est un roman relativement court qui se lit facilement et dans lequel il n’y a pas de temps morts. Un nouvel exemple du roman noir rural qui fleurit ces derniers temps pour notre plus grand plaisir.

Auprès de l’assassin, de Louis Sanders, Rivages Noir, avril 2016, 174 pages, 7 € 50.

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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 07:06
Coup de coeur : La lettre et le peigne, de Nils Barrellon...

~~J’avais naguère apprécié « Le jeu de l’assassin » et j’ai retrouvé avec plaisir l’écriture de Nils Barrellon dans une histoire totalement différente qui, traversant plusieurs générations de Juifs allemands, nous propose une intrigue originale, savamment construite, distillant un suspense qui va crescendo jusqu’au dénouement inattendu, original et bluffant. Des personnages attachants et bien campés, une intrigue ciselée à la manière d’un orfèvre et une belle écriture font de ce roman une réussite. Au-delà du polar, Nils Barrellon délivre un joli pied de nez à l’Histoire. Pour reprendre une formule chère à un autre éditeur, « La lettre et le peigne » est un roman policier mais pas que… A déguster sans modération…

Le lettre et le peigne, de Nils Barrellon, chez Jigal, septembre 2016, 290 pages, 19 €.

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