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16 mai 2015 6 16 /05 /mai /2015 19:35
Très gros coup de coeur : Fenêtre sur crime, de Linwood Barclay...

~~Jusqu’à présent, j’ai lu tous les thrillers de Linwood Barclay et je n’ai jamais été déçu. Ce dernier opus ne déroge pas à la règle. Je pense même qu’il s’agit sans doute de son meilleur ouvrage, comme l’affirme Stephen King. La situation de départ est simple : Ray, dessinateur, rejoint sa ville natale à l’occasion du décès accidentel de son père. Dans la maison paternelle, il retrouve son frère, Thomas, atteint de schizophrénie, largement immature et qui passe le plus clair de son temps devant son ordinateur pour découvrir les villes du monde. Pour cela, il dispose de Whirl360, un logiciel qui permet de se mouvoir dans leurs rues au gré de sa fantaisie. Un jour, Thomas croit avoir assisté, derrière une fenêtre de Manhattan, à un crime. Il entraîne son frère dans ce que celui-ci prend au départ pour un des nombreux délires de son frère qui, par ailleurs, prétend travailler pour la CIA et avoir des contacts réguliers avec Bill Clinton. Mais, Ray décide d’entrer dans le jeu de Thomas afin d’en avoir le cœur net. S’ensuit alors un scénario catastrophe, jalonné par plusieurs meurtres. En combinant plusieurs récits qui, au fil des pages, s’interpénètrent, Linwood Barclay parvient à tisser une intrigue complexe mais savamment construite et à alimenter un suspense croissant. Celui-ci tient jusqu’aux toutes dernières pages pour aboutir à un dénouement que rien ne permettait de deviner. C’est encore une fois du grand art qui confirme la mainmise de cet auteur sur le thriller nord-américain. Pour les fans de Barclay, ce sera une nouvelle source de plaisir et une confirmation du talent de leur auteur favori. Pour les autres, ce sera une façon heureuse d’entrer dans l’œuvre de ce maître du thriller. A découvrir et à déguster comme il se doit. Fenêtre sur crime, de Linwood Barclay, Editions J’ai lu, mars 2015, 540 pages.

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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 09:16
Gros coup de coeur : Bien mal acquis, de Yrsa Sigurdardottir...
Gros coup de coeur : Bien mal acquis, de Yrsa Sigurdardottir...

~~La campagne islandaise, des fantômes, une baleine échouée qui se décompose, une dépouille de renard qui effraie les chevaux et un hôtel de remise en forme où l’on retrouve une sexologue, un lecteur d’auras et un tas d’autres personnages originaux… On pourrait presque croire à un univers à la Fred Vargas avec son entrelacs d’histoires, de personnages loufoques et incertains, naviguant à la limite du réel. Mais là s’arrête la comparaison. Pas de flics ou très peu, confinés dans des seconds rôles, dans ce polar qui est purement made in Islande, avec la culture et les codes propres à ce pays étonnant où l’on retrouve ce curieux mélange d’onirisme et de réalisme déjà présent dans les romans d’Indridason. C’est Thora, une avocate, qui mène l’enquête dans cet hôtel isolé que tient Jonas, son client. Celui-ci se plaint du fait que son hôtel est hanté et espère tirer de ce vice caché une indemnisation de la part de ceux qui lui ont vendu le site. Le contexte est complexe, délicat, et porte en lui le souvenir des drames qui s’y sont produits dans un passé plus ou moins lointain. Des meurtres surviennent qui semblent liés entre eux mais qui sont aussi à l’évidence en rapport avec un passé douloureux à des titres divers pour une bonne part des protagonistes. Aidé de son ami Matthew, un ancien flic, Thora parviendra-t-elle à démêler l’écheveau ? Dans un style soigné, Yrsa Sigurdardottir nous livre là une intrigue passionnante, parfaitement ficelée, dont le dénouement ne survient qu’au terme d’un suspense très bien entretenu. Je me suis laissé happer par cette histoire presque hors du temps, captivante à souhait. Un excellent polar à déguster sans modération. Une auteure que je ne connaissais pas et dont je ne suis pas étonné qu’elle rencontre un succès mérité.

Bien mal acquis, de Yrsa Sigurdardottir, Editions Points, septembre 2014, 478 pages, 7 € 90.

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7 mai 2015 4 07 /05 /mai /2015 10:52
Coup de coeur : Le dernier Pape, de Luis Miguel Rocha...

~~Le Vatican, la CIA et la Loge P2 sont au centre de ce livre qui tient à la fois du polar et du roman d’espionnage. Tout tourne autour du décès suspect du pape Jean-Paul 1er. Sarah, une jeune journaliste portugaise, ne comprend pas pourquoi elle a été destinataire de mystérieux documents qui vont lui valoir d’être pourchassée par les agents de ces puissances précitées, inquiétantes et menaçantes et dont les agents sèment la mort autour d’elle. Sans l’aide de celui qu’elle aurait pu facilement prendre pour l’un de ces prédateurs, Rafael, Sarah n’aurait sans doute pas survécu très longtemps. Leurs destins semblent à présent liés mais vont-ils malgré tout échapper à ce monstre tentaculaire qui les pourchasse ? Au fil des 468 pages de ce roman, Luis Miguel Rocha nous balade à la surface du globe, de l’Italie aux Etats-Unis, en passant par le Portugal et l’Angleterre et nous entraîne dans une suite ininterrompue d’actions et de rebondissements qui entretiennent un vrai suspense. Bien écrite, alimentée par une remarquable dimension documentaire, raccrochant avec vraisemblance la fiction à des faits réels, cette histoire m’a vraiment captivé de bout en bout. C’est un excellent thriller qui vaut le détour. Ce fut un vrai coup de cœur.

Le dernier pape, de Luis Miguel Rochas, Editions de l’Aube, mars 2015, 468 pages hors notes, 22 €.

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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 10:25
Partenariat...
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La collection Points qui fait partie des éditions du Seuil vient de me proposer un partenariat. Je vais découvrir leurs parutions récentes en matière de polars et, si ces ouvrages me plaisent, je publierai chaque mois une chronique. C'est une expérience intéressante car il s'agit d'un éditeur de premier plan et d'une collection réputée et de qualité. Le premier roman reçu est de Yrsa SIGURDARDOTTIR, une auteure islandaise, et s'intitule "Bien mal acquis". Le texte de quatrième de couverture est alléchant.

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3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 19:58
Coup de Coeur : Le jeu de l'assassin, de Nils Barrellon...

~~Des cadavres de femmes mutilées sont retrouvés dans le quartier de la Goutte d’or à Paris. Le tueur s’attaque à des prostituées, sans mobile apparent. Le commissaire Nils Kuhn enquête avec son équipe. Peu à peu, il découvre qu’il se trouve face à un tueur qui calque son macabre itinéraire sur celui du célèbre Jack l’éventreur. Une sorte de copycat. Ce polar qui a été finaliste du prix du Quai des Orfèvres est mené tambour battant du début jusqu’à la fin. Le suspense est bien entretenu jusqu’au moment où le tueur ( ou présumé tel ) est identifié et engage avec le principal enquêteur un jeu de qui perd gagne. Commence alors un nouveau suspense et une course contre la montre dans laquelle le commissaire Kuhn est personnellement concerné. Dans un style nerveux et s’appuyant sur une excellente connaissance du milieu policier et de ses techniques, Nils Barrellon nous propose une intrigue prenante que j’ai eu beaucoup de plaisir à découvrir. Un polar haletant qui se lit facilement et que je recommande volontiers.

Le jeu de l’assassin, de Nils Barrellon, City éditions, 2015, 329 pages, 7 € 70.

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 16:12
Gros succès des dédicaces ardennaises
Gros succès des dédicaces ardennaises
Gros succès des dédicaces ardennaises
Gros succès des dédicaces ardennaises

Les dédicaces ardennaises ont connu un gros succès. Si " Dans la mémoire de l'autre", mon dernier polar, a été le titre le plus signé, j'ai aussi eu le plaisir de dédicacer plusieurs de mes précédents polars et même le tout premier "Le secret des Toscans". Beaucoup de monde dans les deux librairies ( Par instants, il y avait des files d'attente ) et un accueil des plus sympathiques des deux libraires. Une belle chronique aussi sur le blog de Zen Lilou, des propos qui font plaisir. A présent va commencer la saison des salons.

https://mapassionleslivres.wordpress.com/2015/04/22/dans-la-memoire-de-lautre-de-jean-michel-Lecocq/

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21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 08:39
Coup de coeur : La pieuvre, de Jacques Saussey...

~~C’est un pavé : 553 pages. Mais qui se lit facilement, d’abord parce qu’il est rédigé dans une écriture simple, sans fioritures inutiles mais néanmoins imagée qui sert à merveille une intrigue percutante où l’action prime et, ensuite, parce que l’histoire est passionnante. L’intrigue est à la fois simple et complexe. Un juge d’instruction français anti-mafia a été assassiné vingt ans plus tôt. L’arme qui avait servi pour ce meurtre réapparaît à l’occasion de nouveaux crimes. Quelles raisons peuvent bien amener la « pieuvre » à se réveiller et à faire le ménage car le capitaine Daniel Magne en est convaincu : la mafia est derrière tout ça et ces crimes ont un rapport avec la mort du juge Heslin. Ce qui complique l’affaire, c’est que Lisa, la compagne de Magne et elle-même officier de police, n’est autre que la fille du juge assassiné. L’enquête est sensible et la pieuvre est partout, y compris dans les sphères administratives et politiques les plus hautes. 553 pages d’un suspense total au cours duquel Magne aura fort à faire pour démasquer les vrais coupables. La structure du polar est originale, faite d’un savant tuilage entre différentes strates d’un même récit, avec des décalages temporels propres à entretenir le suspense. Un polar au souffle fort, une intrigue prenante conçue par un auteur qui confirme là son indéniable talent.

La pieuvre, de Jacques Saussey, Toucan noir, mars 2015, 553 pages, 20 €.

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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 10:02
Coup de coeur : Les corps acides, de Léda Michelson...

~~Au départ, je n’étais pas sûr d’entrer facilement dans une histoire se déroulant au Mexique et mettant aux prises la CIA, le FBI et des narcotrafiquants. Mais, au fil des pages, je me suis laissé happer par cette histoire prenante et par des personnages centraux attachants et crédibles. Ce thriller est un mélange de suspense et d’action qui, d’une rive à l’autre du Rio Grande, vous propulse dans l’univers sordide des cartels mexicains où se mêlent la drogue, l’argent et les machinations politiques. Des personnes disparues, un agent féminin du FBI qui, en sous-main, « embauche » un ancien de la police criminelle mexicaine pour les retrouver et, en filigrane, l’histoire de deux sœurs confrontées à la mort accidentelle de leur petit frère, voilà les ingrédients d’un cocktail bien dosé et agréable à déguster. L’histoire est rythmée, bien écrite et l’auteure qui possède une bonne connaissance du dossier et des lieux a su en faire un ressort efficace de sa fiction. J’ai passé un moment de lecture très sympa. A découvrir.

Les corps acides, de Léda Michelson, Ed. Harmattan, décembre 2014, 273 pages, 23 €.

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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 09:14
Gros coup de coeur : Il ne faut pas parler dans l'ascenseur, de Martin Michaud...

~~Au milieu de nombreux destins individuels qui se croisent et se recroisent, il y a l’histoire étrange de Simone Fortin victime d’un accident de la circulation, tombée dans le coma durant 24 heures et qui, pourtant, pendant ce laps de temps, se souvient parfaitement avoir rencontré Miles qui garde un cimetière et avec lequel elle a sympathisé. Rêve ou réalité ? Le cœur du suspense est là. Mais il y a aussi, au centre de ce polar, le commandant Lessard, un personnage atypique qui se bat contre l’alcool, contre sa hiérarchie et contre un destin familial contraire. Lessard et son équipe enquêtent sur deux meurtres qui vont s’entrecroiser et, surtout, leurs investigations vont buter sur l’étrange histoire de Simone Fortin. Ce polar, construit comme un puzzle, fait alterner différents récits qui finissent par tisser entre eux des liens logiques qui ne font qu’épaissir le mystère qui entoure la personne de Simone Fortin. Il faut rester concentré pour pouvoir saisir les fils et les relier afin de tisser une toile sur laquelle le motif se dessine et se précise au fil des pages. L’intrigue et sa cohérence résultent d’une magistrale opération de tressage. Mais le jeu en vaut la chandelle et cet effort de concentration est récompensé par le dénouement. Le suspense reste entier jusqu’à la fin. Et puis il y a les expressions typiquement québécoises et si savoureuses qui m’ont rappelé mon séjour dans ce merveilleux pays. Je ne suis pas surpris que cet auteur ait tant de succès. C’est une belle découverte. Il ne faut pas parler dans l’ascenseur, de Martin Michaud, Ed. Kennes, 2015, 399 pages, 23 € 49.

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5 avril 2015 7 05 /04 /avril /2015 12:11
Un commentaire apprécié...

~Entre d'insolubles exos de maths et des mètres de programmes, je me suis un peu reposé les méninges en lisant "Dans la mémoire de l'autre" , le nouveau polar de Jean-Michel Lecocq. Auteur bien connu dans les Ardennes, mais dont l'audience s'est beaucoup élargie au fil de ses publications, cet ancien inspecteur de l'Education Nationale de la circonscription de Sedan en est à son sixième roman policier. Paru en 2009, le premier , "Le secret des Toscans" mêlait histoire, suspense et fantastique, avec le château-fort de Sedan comme toile de fond. Un pur régal totalement addictif. Depuis, chaque année, Jean-Michel Lecocq remet l'ouvrage sur le métier, se renouvelant constamment dans le choix des sujets, mais avec chaque fois, un style ciselé, des décors campés avec un talent de peintre, et des intrigues soigneusement tissées, pleines de fausses pistes et de rebondissements. Le sixième, intitulé "Dans la mémoire de l'autre", se déroule cette fois entre Nice, Draguignan et Sainte-Maxime, région où s'est installé l'auteur. Il met en scène pour la seconde fois le commissaire Théo Payardelle, apparu dans le précédent opus ("Rejoins la meute") et suit un policier atteint de pertes de mémoire et qui découvre avec effroi que toutes ses conquêtes ont succombé le soir-même. Le voilà dans les affres et nous avec : aurait-il commis l'irréparable malgré lui, ou est-il la victime d'un complot machiavélique ? Là encore, impossible de laisser ce roman sans en connaître le dénouement qui surviendra dans les dernières pages en ruinant toutes les hypothèses échafaudées par l'équipe des enquêteurs et le lecteur lui-même ! De la belle ouvrage !

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