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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 10:50
Coup de coeur : Article 122-1, de David Messager...

~~On retrouve dans les Catacombes un cadavre carbonisé qui porte la marque d’un sérial-killer en sommeil depuis des années et connu sous le pseudo de Mygale. Deux policiers, Estelle Lacroix et le capitaine Gordsinski, vont devoir s’y coller. Il se trouve qu’Estelle Lacroix a soutenu quelques années auparavant une thèse sur le fameux tueur en série. Il se trouve aussi qu’elle rencontre des problèmes psychologiques pour lesquels elle consulte un psychiatre. C’est le fond de ce polar particulièrement prenant qui tourne autour de la notion d’irresponsabilité pénale comme l’indique son titre. Dans une écriture maîtrisée, avec un suspense bien géré, et surtout sans temps morts, David Messager nous entraîne dans une enquête palpitante dont on se demande jusqu’au dernier chapitre sur quoi elle va bien pouvoir déboucher. David Messager est un pseudo derrière lequel se cache un juge d’instruction, ce qui explique le caractère particulièrement bien documenté de ce polar qui est le premier d’un auteur qu’il faudra suivre.

Article 122-1, de David Messager, Pocket, avril 2016, 334 pages, 6 € 60.

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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 16:20
Gros coup de coeur : Frangines, de Manon Torielli...

~~Encore une belle réussite de la collection Noir de suite aux éditions Ska pour le numérique et du Horsain pour la version brochée. C’est une novella inscrite dans une série qui s’apparente au fameux « Poulpe ». Une centaine de pages d’un exercice de style aux règles prédéfinies avec des personnages pour certains récurrents et, chaque fois, avec le talent d’un auteur différent. Cette fois, c’est Marion Torielli qui s’y colle avec le brio qu’on lui connaît. Elle sait jouer avec bonheur sur plusieurs registres de styles. C’est bien sûr une nouvelle policière qui met en scène l’ancien flic devenu détective, Roberto Bresciannini, dit Brescia confronté une nouvelle fois à la famille des Pinon-Valières. On se régale sous la plume d’une auteure qui sait marier gouaille et poésie et nous concocte une histoire prenante avec des personnages attachants. Les dialogues sont savoureux. Je me suis régalé à lire cette intrigue qui ménage de bout en bout le suspense. Un exercice réussi que je vous invite à découvrir et à apprécier à sa juste valeur.

Frangines, de manon Torielli, Editions du Horsain et Ska numérique, Collection Noire de Suite (NDS), janvier 2014, 105 pages, 10 €.

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8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 16:12
Coup de coeur : Je m'appelle Requiem et je t'...

~~Pour moi qui ai toujours été un aficionado de Frédéric Dard, j’ai retrouvé avec un immense plaisir les accents du commissaire San Antonio dans ce texte parodique magistralement écrit par Stanislas Petrosky et notamment cette façon géniale d’interpeller régulièrement le lecteur en le provoquant. C’est un polar jubilatoire que l’on a envie de dévorer d’une traite. Pas étonnant qu’il ait reçu l’hommage de Nadine Monfils car Stanislas Petrosky est un auteur de la même veine. Un grand bravo pour ce morceau de bravoure qui m’a arraché des fous rires à longueur de chapitres. Dans un autre style, encore une belle réussite des éditions Lajouanie.

Je m’appelle Requiem et je t’…, de Stanislas Petrosky, Editions Lajouanie, juillet 2016, 180 pages, 18 €

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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 09:44
Gros coup de coeur : Sois belle et t'es toi..., de Jérémy Bouquin...

~~Ce n’est pas à proprement parler un polar mais plutôt un thriller psychologique qui développe sa trame sur deux plans. En premier lieu, une histoire qui a pour cadre une sorte de Bagdad café dans la région de Brive où se terrent des personnages sulfureux et, en second lieu, l’histoire douloureuse d’un homme qui aspire à devenir une femme. L’intrigue, brillamment tissée, joue sur ces deux tableaux qu’elle croise admirablement bien et nous fait adhérer au personnage central, touchant, voire pathétique, flottant entre deux identités et qui enquête pour une agence de sécurité et de renseignement. On se laisse happer par cette histoire passionnante et on s’attache aux acteurs de ce drame. C’est un roman noir dans la plus pure tradition du genre, bien écrit et qu’on n’a pas envie de lâcher avant d’avoir tourné la dernière page. Encore une belle réussite des éditions Lajouanie. A découvrir absolument.

Sois belle et t’es toi, de Jérémy Bouquin, Editions Lajouanie, mai 2016, 198 pages, 18 €.

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28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 14:21
Coup de coeur : Un zéro avant la virgule, de James Holin...

~~Après « Sacré temps de chien », James Holin récidive avec « Un zéro avant la virgule ». Cette fois, l’action a pour cadre Deauville et sa région. Deux commissaires de la cour régionale des comptes sont chargés du contrôle d’un petit musée. Mission a priori sans problème sauf que les choses prennent un tour inattendu, que des cadavres surgissent et que, dans un milieu gangrené par l’argent, les intrigues et les ambitions en tous genres, nos deux commissaires se heurtent à forte partie. En compagnie du capitaine Serano, ils vont tenter de démêler un écheveau bien complexe qui recèle les pires dangers. Dans un style toujours aussi alerte et soigné, James Holin nous livre là un polar prenant, à l’intrigue solide, sans temps morts. Il fait montre d’une excellente connaissance des mécanismes du contrôle financier. Ce joli coin de Normandie est un acteur du roman au même titre que les autres personnages. Le dénouement annoncerait une suite que je ne serais pas étonné. A suivre donc. Un excellent polar à mettre entre toutes les mains. Une nouvelle réussite des éditions Ravet-Anceau.

Un zéro avant la virgule, de James Holin, Editions Ravet-Anceau, juin 2016, 278 pages, 14 €.

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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 11:13
Enorme coup de coeur : L'effaceur de Manon Torielli...

~~Comme l’avait très bien souligné Laurent GREUSARD dans sa chronique de K-libre à propos de Manon Torielli, « Il est des romans noirs obnubilés par l’action et les coups d’éclats. Et puis, il y a une tradition plus lente, plus méditative et plus poétique … ». C’est à cette seconde tradition que se rattachent les polars de Manon Torielli qui y excelle. Avec « L’effaceur », elle signe à coup sûr son meilleur roman. Un polar d’où le suspense n’est pas absent et dans lequel un policier enquête mais un polar empreint de poésie. Une véritable balade policière dans un univers onirique. Réalité et fantastique se mêlent avec bonheur pour livrer une histoire dans laquelle on se plonge avec délectation. C’est une belle allégorie sur le livre, la lecture, l’écriture, la création et, d’une façon plus générale, sur le temps et sur le sens de l’existence. Et, avec ça, une écriture magnifique, ciselée, superbement imagée, qui donne au récit une force que l’on trouve rarement dans le genre policier. C’est l’œuvre d’un écrivain de grand talent. La fin est originale et admirable par son ingéniosité. A certains moments, on a l’impression de se retrouver dans l’univers d’un Loevenbruck. Voilà un roman qui fera les délices des amateurs de polars paisibles et des amoureux du fantastique. A découvrir de toute urgence…

L’effaceur, de Manon Torielli, Déméter noir, juin 2011, 191 pages 19 €.

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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 13:53
Gros coup de coeur : Toute cette haine, de Gilles Walkowiak...

~~L’inspecteur Dallaglio de la police criminelle de Lille est confronté à un tueur en série qui enlève de jeunes femmes et les tuent après les avoir violées et mutilées. Le profil du tueur se précise mais voilà qu’il s’attaque à la famille du policier. Le tueur est arrêté et incarcéré. Dallaglio ressort de cette épreuve profondément atteint, dépressif et se voit muté à Paris. Cinq ans plus tard, un nouveau tueur en série se manifeste à Lille avec le même mode opératoire. Dallaglio est rappelé dans le Nord car lui seul est jugé apte à traquer efficacement ce nouveau meurtrier. Pour son premier roman, Gilles Walkowiak nous gratifie de 285 pages de pur bonheur. Voilà un polar réussi et, selon la formule consacrée, pour un coup d’essai, c’est un coup de maître. Décidément, après James Holin, les éditions Ravet-Anceau frappent à nouveau très fort. Du suspense, des personnages bien travaillés et une intrigue savamment orchestrée font de ce polar un foutu bon moment de lecture, de plaisir et d’angoisse. A ne surtout pas manquer.

Toute cette haine, de Gilles Walkowiak, Ed. Ravet-Anceau, mars 2016, 285 pages, 14 €.

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21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 15:19
Gros coup de coeur : Sous la ville, de Sylvain Forge...

~~Les éditions du Toucan nous ont habitués à publier d’excellents polars et celui-ci ne déroge pas à la règle. Dans « Sous la ville », on retrouve avec plaisir des accents de « La guerre des vanités » de Marin Ledun. A ceci près que l’intrigue n’a pas pour cadre Tournon mais Clermont-Ferrand. La capitale auvergnate est elle-même un personnage dans le roman, en même temps qu’elle constitue un cadre idéal pour cette histoire sombre comme la pierre de lave, une histoire qui s’insinue dans les méandres nauséabonds des jeux de fils de bonnes familles en proie au désœuvrement. Une photo trouvée par hasard sur une clef USB va déclencher une enquête dans laquelle le brigadier Adan Settara va se lancer à corps perdu, assisté de sa collègue Marie. C’est un roman dans lequel on sent bien, qu’on a envie de dévorer d’une traite tant on est happé par l’action et le suspense. On s’attache aussi aux personnages comme à cette ville singulière si bien mise en scène. Voilà un excellent polar qui mérite le détour et qui consacre le talent de son auteur déjà remarqué pour « Parfum de soufre ». Un talent à découvrir d’urgence pour les uns et à suivre pour les autres.

Sous la ville, de Sylvain Forge, Editions du Toucan, juin 2016, 408 pages, 19 € 90.

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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 10:40
Gros coup de coeur : La chute du cafard, de Denis Zott...

~~C’est un fait assuré : un excellent auteur de polars est né. Avec « La chute du cafard », Denis Zott signe un coup de maître pour son premier opus, publié aux éditions Le Geste, dans la collection Legestenoir. Pourtant, je suis d’ordinaire assez réticent devant les pavés ( et celui-ci ne compte pas moins de 593 pages ) mais, là, j’ai été tenu en haleine du début jusqu’à la fin. L’histoire est assez complexe et met en scène la société d’une ville moyenne de province, en l’occurrence Châteauroux, une ville où l’ennui conduit les jeunes à se livrer à des jeux pour le moins délétères. C’est à cette réalité que va être confronté le commandant Lespoir. Le suicide d’Anita, la fille du député, tout puissant et candidat à la mairie, est le déclenchement d’une série d’évènements qui vont semer la révolution dans la cité berrichonne, justifiant le sous-titre « Jeux dangereux en Berry ». On se laisse porter par cette histoire fertile en rebondissements, au fil d’un suspense bien entretenu et d’une écriture soignée mais qui sait se mettre au service de l’intrigue, tantôt paisible, tantôt nerveuse. C'est musclé. Des personnages bien campés viennent compléter la panoplie de ce polar à découvrir absolument.

La chute du cafard, Geste éditions, 1er semestre 2016, 593 pages, 16 € 90.

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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 19:34
Gros coup de coeur : Haïku, de Eric Calatraba...

~~Je venais de refermer prématurément un polar dont je tairai le titre et qui m’était tombé des mains et j’en ai ouvert un autre qui, lui, m’a littéralement « collé aux mains ». Je l’ai dévoré en à peine plus d’une journée. Il s’agit de l’excellent Haïku de Eric Calatraba. Un polar passionnant qui vous entraîne à cent à l’heure entre les arts martiaux, l’opéra et les grosses cylindrées, au cœur d’une enquête qui vous happe tout entier et vous captive jusqu’à la dernière page. Raphaël et Ivan, les deux principaux protagonistes, ont beaucoup de points communs mais ce sont deux hommes que, pourtant, tout sépare. L’un est un policier, l’autre est un tueur dont les meurtres ritualisés sont annoncés par des poèmes dans la plus pure tradition japonaise : des haïkus. Les deux hommes qui ont suivi des chemins parallèles sont forcément appelés à se rencontrer et sans aucun doute à s’affronter. Il n’y a pas de temps morts dans ce polar virevoltant et bien écrit et le dénouement est à la hauteur d’une intrigue prenante à souhait. Un polar à découvrir pour celles et ceux qui aiment le mélange du suspense et de l’action. Les amateurs de musique classique et d’arts martiaux se régaleront.

Haïku, de Eric Calatraba, Editions de Londres, 336 pages.

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