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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 13:53
Gros coup de coeur : Toute cette haine, de Gilles Walkowiak...

~~L’inspecteur Dallaglio de la police criminelle de Lille est confronté à un tueur en série qui enlève de jeunes femmes et les tuent après les avoir violées et mutilées. Le profil du tueur se précise mais voilà qu’il s’attaque à la famille du policier. Le tueur est arrêté et incarcéré. Dallaglio ressort de cette épreuve profondément atteint, dépressif et se voit muté à Paris. Cinq ans plus tard, un nouveau tueur en série se manifeste à Lille avec le même mode opératoire. Dallaglio est rappelé dans le Nord car lui seul est jugé apte à traquer efficacement ce nouveau meurtrier. Pour son premier roman, Gilles Walkowiak nous gratifie de 285 pages de pur bonheur. Voilà un polar réussi et, selon la formule consacrée, pour un coup d’essai, c’est un coup de maître. Décidément, après James Holin, les éditions Ravet-Anceau frappent à nouveau très fort. Du suspense, des personnages bien travaillés et une intrigue savamment orchestrée font de ce polar un foutu bon moment de lecture, de plaisir et d’angoisse. A ne surtout pas manquer.

Toute cette haine, de Gilles Walkowiak, Ed. Ravet-Anceau, mars 2016, 285 pages, 14 €.

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21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 15:19
Gros coup de coeur : Sous la ville, de Sylvain Forge...

~~Les éditions du Toucan nous ont habitués à publier d’excellents polars et celui-ci ne déroge pas à la règle. Dans « Sous la ville », on retrouve avec plaisir des accents de « La guerre des vanités » de Marin Ledun. A ceci près que l’intrigue n’a pas pour cadre Tournon mais Clermont-Ferrand. La capitale auvergnate est elle-même un personnage dans le roman, en même temps qu’elle constitue un cadre idéal pour cette histoire sombre comme la pierre de lave, une histoire qui s’insinue dans les méandres nauséabonds des jeux de fils de bonnes familles en proie au désœuvrement. Une photo trouvée par hasard sur une clef USB va déclencher une enquête dans laquelle le brigadier Adan Settara va se lancer à corps perdu, assisté de sa collègue Marie. C’est un roman dans lequel on sent bien, qu’on a envie de dévorer d’une traite tant on est happé par l’action et le suspense. On s’attache aussi aux personnages comme à cette ville singulière si bien mise en scène. Voilà un excellent polar qui mérite le détour et qui consacre le talent de son auteur déjà remarqué pour « Parfum de soufre ». Un talent à découvrir d’urgence pour les uns et à suivre pour les autres.

Sous la ville, de Sylvain Forge, Editions du Toucan, juin 2016, 408 pages, 19 € 90.

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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 10:40
Gros coup de coeur : La chute du cafard, de Denis Zott...

~~C’est un fait assuré : un excellent auteur de polars est né. Avec « La chute du cafard », Denis Zott signe un coup de maître pour son premier opus, publié aux éditions Le Geste, dans la collection Legestenoir. Pourtant, je suis d’ordinaire assez réticent devant les pavés ( et celui-ci ne compte pas moins de 593 pages ) mais, là, j’ai été tenu en haleine du début jusqu’à la fin. L’histoire est assez complexe et met en scène la société d’une ville moyenne de province, en l’occurrence Châteauroux, une ville où l’ennui conduit les jeunes à se livrer à des jeux pour le moins délétères. C’est à cette réalité que va être confronté le commandant Lespoir. Le suicide d’Anita, la fille du député, tout puissant et candidat à la mairie, est le déclenchement d’une série d’évènements qui vont semer la révolution dans la cité berrichonne, justifiant le sous-titre « Jeux dangereux en Berry ». On se laisse porter par cette histoire fertile en rebondissements, au fil d’un suspense bien entretenu et d’une écriture soignée mais qui sait se mettre au service de l’intrigue, tantôt paisible, tantôt nerveuse. C'est musclé. Des personnages bien campés viennent compléter la panoplie de ce polar à découvrir absolument.

La chute du cafard, Geste éditions, 1er semestre 2016, 593 pages, 16 € 90.

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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 19:34
Gros coup de coeur : Haïku, de Eric Calatraba...

~~Je venais de refermer prématurément un polar dont je tairai le titre et qui m’était tombé des mains et j’en ai ouvert un autre qui, lui, m’a littéralement « collé aux mains ». Je l’ai dévoré en à peine plus d’une journée. Il s’agit de l’excellent Haïku de Eric Calatraba. Un polar passionnant qui vous entraîne à cent à l’heure entre les arts martiaux, l’opéra et les grosses cylindrées, au cœur d’une enquête qui vous happe tout entier et vous captive jusqu’à la dernière page. Raphaël et Ivan, les deux principaux protagonistes, ont beaucoup de points communs mais ce sont deux hommes que, pourtant, tout sépare. L’un est un policier, l’autre est un tueur dont les meurtres ritualisés sont annoncés par des poèmes dans la plus pure tradition japonaise : des haïkus. Les deux hommes qui ont suivi des chemins parallèles sont forcément appelés à se rencontrer et sans aucun doute à s’affronter. Il n’y a pas de temps morts dans ce polar virevoltant et bien écrit et le dénouement est à la hauteur d’une intrigue prenante à souhait. Un polar à découvrir pour celles et ceux qui aiment le mélange du suspense et de l’action. Les amateurs de musique classique et d’arts martiaux se régaleront.

Haïku, de Eric Calatraba, Editions de Londres, 336 pages.

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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 13:24
Gros coup de coeur : L'équarrisseur, de Bernard Vitiello...

~~« L’équarrisseur » est une novella, c’est-à-dire un roman noir, court, 156 pages, dont le dénouement s’ouvre sur une suite. La règle du jeu, rappelée au début du livre, consiste à mettre en scène, dans chaque opus de la série, les mêmes personnages, déclinés chaque fois selon l’envie des auteurs qui se succèdent dans cet exercice. Car ce roman s’inscrit dans une série qui, à bien des égards, rappelle celle du Poulpe. C’est aussi bien sûr un polar, avec une intrigue policière. Cette fois, c’est Bernard Vitiello qui s’y colle, avec la maestria qu’on lui connaît, sa verve, et son style percutant. Il y a du Léo Malet dans cette novella, une gouaille, un humour que l’on savoure du début jusqu’à la fin. Il y a aussi de l’action et du suspense et ce court roman se laisse dévorer en un rien de temps. Bernard Vitiello est un virtuose du noir. Dans un autre registre, j’avais savouré à sa juste valeur « Angel rock » du même auteur. J’ai aussi beaucoup aimé « l’équarrisseur » que je recommande chaudement à tous les amateurs de romans noirs teintés d’humour et chargés d’action et de suspense. Précipitez-vous, c’est du très bon.

L’équarrisseur, de Bernard Vitiello, Editions du Horsain ( version papier ) et Ska ( version numérique ), novembre 2013, 156 pages, 10 €.

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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 08:21
Très belle chronique d'une autre blogueuse...

Je rentre du salon du polar du Lavandou et j'ai le plaisir de découvrir l'excellente chronique que m'a consacrée Zen Lilou sur son blog et qu'elle a également publiée sur sa page Facebook. Un grand merci à cette lectrice fidèle qui vit à l'autre bout de la France et que j'aurai le plaisir de rencontrer en novembre à l'occasion de mes dédicaces à Sedan et à Charleville-Mézières.

~~C’est le 4e polar que je lis de Jean-Michel Lecocq. Je continue ainsi ma découverte totale de sa production littéraire car il est indéniable que j’aime son écriture et je veux tout lire…. Découvert par hasard, grâce à un ami commun, je remercie encore ici Jean-François pour ce judicieux conseil de lire cet auteur. Portrait-robot est un excellent polar qui se déroule sur deux régions, le Var aux environs de Draguignan et les Ardennes, terres natales de l’auteur et mon lieu de vie actuel, et sur deux périodes, une affaire de meurtres qui se déroule de nos jours dans le Var qui fait résonnance à une histoire plus ancienne qui s’est déroulée dans les Ardennes, une quinzaine d’années plus tôt. On alterne entre ces deux régions et surtout ces deux affaires criminelles qui dans les Ardennes était le fait d’une jeune fille, Juliette Laffont, qui avait tué ses deux parents et qui après un séjour en hôpital psychiatrique (Belair, ça dira des choses aux Ardennais !) s’en est enfui et a tué plusieurs hommes (une balle entre les deux yeux) lors de sa fugue avant de se suicider. L’intrigue est bien menée et tricotée tellement serrée que j’ai cru à un moment que l’auteur s’était emmêlé les « pinceaux » entre deux personnages… et bien non, lol, tout va bien, l’auteur reste bien le maître de l’histoire et du suspens…. Perso, il m’est agréable de reconnaître dans ma lecture des endroits connus… J’aime beaucoup le personnage du flic Tragos, ses relations conflictuelles avec son supérieur, les liens avec son équipe et le binôme assez jubilatoire qu’il fait ici avec le gendarme Maccari. J’ai beaucoup apprécié également le gendarme ardennais Delmas, à la retraite, qui est plein de malice, bon vivant et très perspicace. Bref, un très bon polar, agréable à lire et qui fait passer un excellent moment…. A découvrir !

https://www.facebook.com/MaPassionLesLivres/?fref=nf

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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 16:11
Gros coup de coeur : Train d'enfer, de Jérémy Bouquin...

~~Les amateurs de thrillers appellent ce genre de livre un « page turner », signifiant ainsi le côté passionnant du roman qu’on dévore d’une traite. Et c’est bien le cas avec cet excellent thriller qui fonce à cent à l’heure sur les terres de Touraine, sur les pas d’un détective privé, Abel Jackal, qui travaille pour le compte du patron d’une start up spécialisée dans la protection des « repentis » ou encore des programmes de protection de témoins. Difficile d’aller plus loin sans défrayer l’intérêt d’une intrigue fort bien construite, ni sans déflorer un suspense savamment entretenu tout au long des 206 pages de cette histoire passionnante à souhait. De l'action, du rythme. Et un dénouement totalement inattendu. Encore une belle réussite de la collection Zones noires des éditions Wartberg à découvrir absolument.

Train d’enfer, de Jérémy Bouquin, Editions Wartberg, Coll. Zones noires, 2015, 206 pages, 11 € 90.

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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 09:03
Gros coup de coeur : La fille au 22, de Anna-Véronique El Baze...

~~Ce thriller a des airs de novela. Court mais dense, il met en scène une jeune femme, Léa, qui s’ennuie et qui, prenant en grippe les hommes qui la séduisent, s’érige en tueuse et décide de les éliminer un par un. Il est vrai qu’elle a un beau pédigrée : elle est la fille d’un truand qui lui a légué un pistolet de calibre 22 qui va devenir son compagnon de route. Jusqu’au jour où son chemin croise celui d’un séduisant officier de police qui, précisément, enquête sur la série de meurtres qui ensanglante Paris. Comment Léa va-t-elle gérer cette coïncidence ? Patrick, le policier, subira-t-il le même sort que les autres ? Ou bien va-t-il réussir à démasquer la meurtrière qui a dû laisser des indices derrière elle ? C’est tout l’intérêt de ce thriller captivant, bien écrit et qui entretient le suspense jusqu’au bout. A découvrir absolument.

La fille au 22, de Anna-Véronique El Baze, Editions du Cherche-Midi, mai 2016, 183 pages, 16 €.

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22 mai 2016 7 22 /05 /mai /2016 10:40
Gros coup de coeur : Les gravats de la rade, de Marek Corbel...

~~« Les gravats de la rade » est une nouvelle pépite de la collection Zones noires. Dans cet opus, Marek Corbel nous entraîne en Bretagne, dans la ville de Brest, sur les traces des fantômes de la seconde guerre mondiale, ceux des militants trotzkistes confrontés à une double adversaire : les communistes staliniens et la Gestapo. Et ce passé revient à la surface sous la forme de deux morts : celui de la riche propriétaire d’une entreprise de conserverie et celui d’un ancien activiste d’extrême-gauche retrouvés tous les deux tués par la même arme, un vieux modèle datant de la seconde guerre. Faisant alterner selon une habile orchestration ces deux récits, Marek Corbel nous entraîne dans un suspense prenant, au fil d’une intrigue passionnante. L’écriture est talentueuse. Il faut absolument découvrir ce polar pour passer quelques heures magiques.

Les gravats de la rade, de Marek Corbel, Editions Wartberg, Coll. Zones noires, 2015, 206 pages, 11 € 90.

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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 19:37
Coup de coeur : Mission Malona, de Patricia Rappeneau...

C'est bien un thriller que ce "Mission Malona" qui met en scène Nathan Malocène, détective privé à Dijon. Mais ce privé n'est pas n'importe qui. Ancien d'Afghanistan, c'est un homme d'action qui possède de solides relations dans le milieu du renseignement et des agents des forces spéciales. Il va en avoir besoin le jour où son petit neveu est enlevé. Pour le retrouver, il va devoir faire appel à toutes ces ressources et payer de sa personne. L'affaire va bien au-delà d'un simple enlèvement et met en jeu un arrière-plan familial, écheveau complexe qu'il va tenter de démêler. Menée tambour battant et de façon parfois musclée, cette enquête est prenante et bien écrite. jusqu'au bout, on s'attache au personnage de ce détective hors normes qui finira bien entendu par tirer au clair une affaire pourtant complexe. J'ai découvert avec plaisir cet opus qui met en œuvre un personnage récurrent que je retrouverai volontiers dans de nouvelles aventures. Un bon thriller né du talent de Patricia Rappeneau, une auteure à suivre.

Mission Malona, de Patricia Rappeneau, Editions Ex-Aequo, septembre 2014, 165 pages, 15 €.

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