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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 14:03
Coup de coeur : Les vieilles peaux, de Danièle Ohayon...

~~Faut-il refuser de vieillir lorsque la décrépitude vous guette et que l’on risque d’y perdre sa dignité ? C’est la question que pose ce roman que l’éditeur présente comme un ouvrage de réflexion sur la vieillesse, sur les interrogations et les problèmes qu’elle génère. Le sujet y est abordé à la fois sans retenue mais pourtant avec tact. C’est un polar d’idée, nous dit encore l’éditeur. Belle innovation conceptuelle qui se justifie et peut séduire car ce livre développe une réflexion intéressante mais, à mes yeux, c’est avant tout un polar, un vrai, avec son lot de morts suspectes chez des personnes âgées. Naturelles, accidentelles ou provoquées ? C’est la question à laquelle deux jeunes policières vont s’attacher à répondre. Mais d’autres acteurs de ce drame vont aussi se mêler au jeu, soit pour tenter de découvrir la vérité, soit pour brouiller un peu plus les cartes. A commencer par Mars, une femme médecin humaniste et son mari Tony, un globe-trotter négociant en meubles anciens. Mais aussi deux jeunes journalistes, Adam et son amie africaine Cécile. Il y a aussi Rita, la tante d’Adam, en pleine dépression. Et puis Marcus, le père naturel de Mars, surgi de nulle part et tué presque aussitôt. Les décès de vieillards s’enchaînent et les suspects se succèdent, voire s’accumulent. Qui est donc celui ou celle que la presse surnomme le senior’s killer ? L’intrigue se déroule en partie dans le département de l’Aisne, autre personnage du livre. Le suspense est bien présent, jusqu’au terme de l’histoire, avec de nombreux rebondissements. On ne s’ennuie pas un seul instant à la lecture de cette histoire pour le moins singulière qui, à la fois, donne à réfléchir et captive. L’écriture est irréprochable. J’ai beaucoup aimé ce roman que je recommande chaudement. Il s’agit visiblement du premier tome d’une série dont j’aurai plaisir à découvrir la suite. Les vieilles peaux, de Danièle Ohayon, Editions Lemieux, mai 2015, 282 pages, 18 €.

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28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 11:46
Gros coup de coeur : Tu me plais, de Jacques Expert...

~~Voilà un nouveau petit bijou d’un des maîtres du thriller. Court mais intense et passionnant. Que dire, sinon qu’une fois de plus Jacques Expert fait preuve d’un rare talent pour distiller le suspense et l’angoisse. En partant de ce qui pourrait être une belle rencontre, une histoire d’amour touchante, il entraîne progressivement le lecteur dans une intrigue sordide, au fil de laquelle la tension monte au rythme d’une multiplication de concours de circonstances qui s’entremêlent, s’entrechoquent, se contrarient, qui distillent habilement l’espoir et l’angoisse et dont on se demande bien si ils vont enfin avoir finalement un impact décisif sur le sort de l’héroïne principale. Les commentaires « off » qui émaillent l’histoire donnent à ce récit un supplément d’intensité. Voilà un thriller qui m’a passionné au point que je l’ai lu pratiquement d’une seule traite, justifiant cette expression désormais courue : « Un livre qu’on ne peut lâcher ». A découvrir absolument.

Tu me plais, de Jacques Expert, Editions Le livre de poche, juin 2015, 185 pages, 6 € 10.

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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 09:31
Le rapt, de Louise Barjac, un premier roman prometteur...

~~L’enlèvement d’un éminent homme politique en plein congrès de son parti est le point de départ de ce premier roman court mais réussi de Louise Barjac, dans lequel elle donne un aperçu d’un talent prometteur qui ne demande qu’à s’exprimer dans des polars ou des thrillers plus complexes, plus denses et plus longs. En fait, « Le rapt », n’est à proprement parler ni un polar, ni un thriller même si le suspense est présent jusqu’au bout. L’histoire est centrée sur le portrait d’un homme politique qui, dans une situation de faiblesse et de mise en infériorité ( la captivité ), se donne à voir dans sa complexité face à un ravisseur sans concessions et dont les motivations demeureront masquées jusqu’au dénouement, inattendu. Bien écrit, sans défaut de forme, ce roman se dévore en quelques heures. J’ai bien aimé et je suis curieux de découvrir les opus suivants. Le rapt, de Louise Barjac, Editions du Bord du Lot, 2015, 172 pages, 17 €.

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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 18:13
Très gros coup de coeur : Babylone Dream, de Nadine Monfils...

~~Mémé Cornemuse est absente mais ça déménage quand-même. Nadine Monfils nous propose là une galerie de personnages une nouvelle fois bien campés et surtout « gratinés ». D’abord, les trois acteurs principaux. Lynch, le policier en chef, avec son alcoolisme et Coco, sa pute attitrée ; Barn, son adjoint, qui, après le départ de sa femme, quitte la platitude d’une vie familiale bien rangée pour goûter aux charmes d’une vie de célibataire débridée ; Nicki, la profileuse, avec son caractère de chien et le vide de sa vie sentimentale et sexuelle. Ces trois-là vont devoir partir à la poursuite d’un psychopathe qui s’attaque de façon horrible aux couples de jeunes mariés. Chapitre après chapitre, par le truchement de personnages secondaires qui vont venir interférer dans les vies des personnages principaux, Nadine Monfils tisse avec habileté la toile de son intrigue. C’est un puzzle savant dont les pièces se mettent petit à petit en place au fil d’un entrelacs de récits. Une structure romanesque qui relève du travail d’orfèvre. C’est à la fois loufoque et plein de sensibilité. C’est écrit avec le talent devenu légendaire de Nadine Monfils : un style imagé, cru par instants et poétique à d’autres, une écriture incisive et efficace qui sculpte à merveille les personnages, le décor et les péripéties de l’enquête. Le dénouement est réussi. J’ai été emballé par ce polar qui a mérité amplement d’être distingué par le prix Cognac. A découvrir absolument.

Babylone Dream, de Nadine Monfils, Editions Pocket, réédité en octobre 2014, 299 pages.

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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 10:09
Coup de coeur : Les fantômes de l'harmonica, de Jean-Pierre Larminier...

~~Que l’on pardonne à l’éditeur quelques petites imperfections formelles car le contenu de ce polar vaut le détour. De l’action, du suspense et des personnages crédibles caractérisent ce roman agrémenté de références musicales et que l’on dévore avec plaisir, au son de l’harmonica. Jean-Pierre Larminier sait raconter les histoires et tenir son lecteur en haleine. Il sait camper et faire vivre ses personnages de baroudeurs qui sont à l’aune de son parcours personnel. J’ai bien aimé cette histoire qui m’a fait voyager un peu partout à travers la France et l’Europe, jusqu’à Antalya au sud de la Turquie. C’est aussi une fiction qui décrit de façon réaliste un aspect de nos sociétés contemporaines où la violence, la drogue et l’argent sont consubstantiels à la politique. A découvrir. Les fantômes de l’harmonica, de Jean-Pierre Larminier, Editions Jeanne-d’Arc, 2012, 259 pages.

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21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 16:18
Coup de coeur : Ex voto, de Patrick-René Sarméjane...

Une fois n'est pas coutume, je publie une chronique sur un livre qui n'est pas un polar mais qui mérite le détour. C'est un roman tout en sensibilité qui parle de la douleur de l'absence. C'est Joëlle BERNIER qui a accepté de le lire et de lui consacrer un commentaire. Je l'en remercie.

~~« Ex voto », un roman qui m’a passionné, plongeant le lecteur dans le Marseille de l’Entre-deux-guerres. Si l’auteur en dessine à grands traits l’atmosphère et la vie des habitants en 1933, le roman est avant tout une palette de sentiments : tendresse, amour fraternel et parental, douleur de l’absence et entraide se conjuguent. Comment une enfant de treize ans exprime-t-elle sa douleur quand son frère disparaît en mer ? Comment renouer avec la vie, avec Dieu et les hommes si ce n’est par le trait, le dessin, la couleur ? Couleur et douleur se confondent alors. Là où la pratique religieuse traditionnelle échoue, l’ex voto est le chemin vers l’espoir retrouvé et la vie. Un roman à lire et à relire, une écriture belle et sincère. L’auteur n’est-il pas peintre lui-même ?

Ex voto, de Patrick-René Sarméjane, Editions du Horsain, avril 2015, 178 pages, 9 €.

Rédigé par Joëlle BERNIER.

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 10:30
Coup de coeur : Nazca, de Claude Poux...

~~Une brochette bien garnie de personnages tous aussi dissemblables les uns que les autres, du mafieux roumain ou serbe aux policiers de différents services, en passant par des prostituées, une jeune orpheline parisienne et même un député européen, animent ce thriller qui paraît aux éditions Bleu 47 dans la collection Adrénaline, nom parfaitement adapté à cette histoire qui mêle intensément action et suspense. Tous ces personnages entretiennent, au départ, des liens distendus et, pour certains, aucun lien. L’intrigue est complexe et il faut s’accrocher dès le départ pour garder le fil de ces récits qui s’entrecroisent. Ça tombe bien car on a vraiment envie de s’accrocher et de s’immerger dans cette histoire prenante, construite, chapitre après chapitre, comme un puzzle dont le motif se dévoile progressivement. C’est là tout le talent de Claude Poux qui a su échafauder un écheveau savant qu’il dénoue posément, au fil de multiples rebondissements. Claude Poux nous donne à découvrir les dessous des relations entre criminalité et politique à l’échelon européen, avec leur lot de cruauté et leur casting effrayant mais il sait parallèlement mettre en scène des personnages attachants. Un style qui fait alterner phrases longues et phrases courtes, phrases verbales et phrases nominatives, qui donne la primeur au vocabulaire de l’action et qui soigne les dialogues, voilà l’art d’un auteur que je vous invite à découvrir au travers de ce thriller passionnant.

Nazca, de Claude Poux, Editions Bleu 47, mai 2015, 491 pages, 20 €.

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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 10:50
Coup de coeur : Terminus Beltz, de Emmanuel Grand...
Coup de coeur : Terminus Beltz, de Emmanuel Grand...

~~Quatre jeunes Ukrainiens cherchent à passer illégalement en Europe avec l’aide de passeurs roumains. En chemin, la situation dégénère. En portant secours à l’une des leurs, les jeunes Ukrainiens abattent leurs passeurs. Se sachant désormais en danger, exposés à de terribles représailles, ils se séparent une fois arrivés en France et se dispersent aux quatre coins du territoire. L’un d’eux, Marko, échoue sur l’île de Beltz où, répondant à une annonce, il a trouvé un emploi de pêcheur. Est-il à l’abri ? Des mafieux Roumains sans doute, quoique provisoirement, mais est-il pour autant sauvé face à l’animosité que certains habitants de l’île manifestent envers lui, l’étranger qui vient leur prendre leur travail ? C’est aussi sans compter sur le caractère inquiétant des légendes qui planent sur ce bout de terre où la mort rôde en permanence. Surtout quand on découvre le cadavre mutilé d’un pêcheur de l’île. Menée de main de maître, cette intrigue tient le lecteur en haleine de bout en bout et le dénouement est à la hauteur du suspense. Un excellent premier polar de cet auteur prometteur. A découvrir.

Terminus Beltz, de Emmanuel Grand, Collection Points, janvier 2015, 394 pages, 7 € 90.

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 11:26
Coup de coeur : La résistible ascension de Marcello Ruffian, de Patrick Coulomb...

~~Il y a de petits joyaux qui malheureusement passent presque inaperçus. « La résistible ascension de Marcello Ruffian » est du nombre. Sorti en version numérique chez SKA, il existe aussi en version papier aux éditions du Horsain. Petit par sa taille ( 134 pages ), il est toutefois grand par le talent de son auteur. L’histoire est simple : un candidat marseillais à la députation demande à l’un de ses amis, détective privé et ancien flic, d’enquêter sur son adversaire politique afin de la discréditer. Sauf que ladite adversaire vient à se faire assassiner et que, du coup, les choses se compliquent. Avec ce personnage de Roberto Bresciannini, Patrick Coulomb campe une sorte de double de Nestor Burma. On perçoit dans ce polar des accents de Léo Malet. Rien que le titre annonce la couleur. C’est bourré d’humour, de bonnes références musicales en exergue de chaque chapitre et de clins d’œil comme ce policier qui porte le nom du directeur de collection et ce journaliste qui porte celui de l’auteur. Le suspense est bien entretenu et le style est agréable et efficace. J’ai lu avec délectation ce polar passionnant, amusant et trop court à mon goût. Voilà un auteur qui mérite le détour. La résistible ascension de Marcello Ruffian, de Patrick Coulomb, Editions Ska et éditions du Horsain, février 2015, 134 pages, 8 €.

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 19:14
Le Lavandou : un beau salon du polar...
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~~Le salon du polar 2015 du Lavandou est terminé, vive le salon 2016 ! Il est difficile de rendre compte dans sa richesse et dans sa diversité d’une telle manifestation. Néanmoins, on peut souligner la qualité de l’organisation, la convivialité de l’accueil ainsi que le dynamisme et le dévouement des organisateurs qui ont dépensé sans compter leur temps et leur énergie pour permettre aux auteurs de travailler dans d’excellentes conditions. Une mention spéciale aux chevilles ouvrières, Brigitte et Philippe, et à Gérard, le libraire militant, tous désintéressés autour de leur passion : la littérature policière sous toutes ses formes. Il convient aussi de souligner le sérieux avec lequel Marc DURET a joué son rôle de parrain de la manifestation, son sens de l'humour et de la convivialité. A noter la dimension éducative de la manifestation, avec une journée consacrée aux enfants qui ont pu rencontrer les auteurs et suivre des animations de haute tenue, conduites pour certaines par la section de l’identification criminelle de la gendarmerie de Toulon. Un concours de lecture a récompensé les plus sagaces. Le Lions’ club, présent dès l’origine, soutenait la manifestation ainsi, bien entendu, que la ville du Lavandou. La chaleur était au rendez-vous, dans les cœurs comme dans l’air, mais l’univers du polar, c’est forcément « chaud ». Pour s’en convaincre, il n’était qu’à voir comment les invités ont embrasé les deux soirées enflammées autour d’un bon buffet, le vendredi chez Brigitte et Philippe, et le samedi au restaurant La Favouille au cœur du village. Vingt-huit auteurs étaient présents, depuis les plus en vue dans le monde du polar jusqu'aux moins connus mais chacun a pu rencontrer un public passionné quoique moins étoffé qu’espéré. Des signatures cependant et de belles rencontres comme celle de votre serviteur avec une association du Vésinet spécialisée dans l’enregistrement de romans pour les non-voyants et qui m'a dit avoir acquis et enregistré mes polars sur MP 3. Parmi les auteurs présents, on peut citer, un peu en vrac sur ce blog, mais de façon plus détaillée et mieux illustrée sur ma page Facebook https://www.facebook.com/jeanmichel.lecocq.9 : Nils BARRELLON ( La fille qui en savait trop, chez City éditions ), Romain SLOCOMBE qui figurait sur la liste du Goncourt et du prix Interallié, avec ses derniers ouvrages ( Avis à mon exécuteur, chez Laffont ou encore Un été au Kansaï, chez Arthaud ), Jean-Hugues OPPEL ( Vostock, chez Rivages ), Armelle MALAVALLON ( Prix VSD, avec Soleil noir, chez Les nouveaux auteurs ), Jean-Pierre LARMINIER ( Prix du cercle littéraire Médicis, avec Les nuits du gitan, aux éditions Jeanne d’Arc ), Pierre BROCCHI ( Le carnaval des transis, chez Amjele ), David BOIDIN ( Les aventures du concierge masqué, recueil collectif de nouvelles policières ), Claude POUX ( Nazca, aux éditions Bleu 47 ), Fabrice PICHON ( Le sang du passé, aux éditions du citron bleu ), Mathieu FRACHON ( Les aristos du crime, chez Prisma ), Claude ICONOMOU ( Le feu et la pluie, chez Sudarènes ), Claire FASCE-DALMAS ( A cause d’un sourire, aux Presses du midi ), Nicolas AGUILLON et ses polars historiques chez Cormétis, René Le GAL et ses polars varois aux Presses du midi. Parmi eux, des auteurs auxquels j’avais déjà consacré des coups de cœurs sur ce blog tels Romain SLOCOMBE pour « Envoyez la fracture » ou encore Nils BARRELLON pour « Le jeu de l’assassin », finaliste du prix du Quai des Orfèvres. S’agissant des autres, je suis revenu avec leur livre ou j’attends des services de presse pour leur consacrer une chronique. En ce qui me concerne, le salon s’est achevé par une prise de rendez-vous avec Gérard, le libraire, pour une séance de dédicaces prévue le 8 août prochain. En vrac, quelques photos pour illustrer cet article.

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